Pendant des décennies, le mouvement s’est fait dans un seul sens : du Maroc vers la Belgique. Aujourd’hui, une partie des enfants de cette première génération regarde dans l’autre direction.
C’est quoi cette nouvelle tendance ?
Depuis janvier 2026, environ 250 Belgo-Marocains se sont rapprochés de l’ambassade du Maroc à Bruxelles pour se renseigner sur une installation, un investissement ou un projet au Maroc. Ce chiffre ne signifie pas 250 départs définitifs, mais il révèle un intérêt croissant chez une diaspora qui ne considère plus le Maroc uniquement comme le pays des vacances.
Ce que ça change concrètement
Les profils sont variés : retraités, entrepreneurs, ingénieurs, jeunes diplômés en quête de stages, ou télétravailleurs qui gardent leurs clients européens tout en s’installant à Casablanca, Rabat, Tanger ou dans des villes côtières. Beaucoup envisagent une double présence entre les deux pays plutôt qu’une rupture totale, ce qui leur permet de conserver leurs réseaux professionnels belges.
Une motivation qui dépasse l’économique
Selon l’ambassadeur Mohammed Ameur, certains ressentent aussi une évolution du climat social en Europe et cherchent à renouer avec leurs racines.


