Dans le cadre du renforcement des relations économiques entre le Maroc et l’Italie, l’ambassadeur du Maroc à Rome, Youssef Balla, a mené du 27 au 28 janvier 2026 une série de rencontres avec des dirigeants et des représentants italiens dans la province de Brescia (nord de l’Italie), une région considérée comme l’une des principales zones industrielles du pays.
Renforcer les liens industriels euro-méditerranéens
Lors de son déplacement à Brescia, M. Balla a décrit le Maroc comme une plateforme industrielle et logistique bénéficiaire d’avantages de premiers rangs au niveau euro-méditerranéen et africain, insistant fortement sur la complémentarité du tissu industriel de Brescia avec les objectifs de développement marocains.
L’industrie au Maroc contribue à hauteur de 26 % au PIB du pays. Pour cette raison, le Maroc attire plus de 3 milliards de dollars d’IDE chaque année. Par ailleurs, c’est dans le secteur des industries manufacturières à forte valeur ajoutée que plus d’investissements d’étrangers sont réalisés.
Les secteurs d’activités attirant le plus l’investissement
Voici quelques-uns des secteurs qui ont été mis en avant lors des échanges :
- Automobile : plus de 700 000 véhicules sont produits au Maroc chaque année, avec une exportation qui représente plus de 90 % de la production totale.
- Aéronautique, métallurgie et équipements industriels connaissent un développement rapide.
- Transition énergétique : le royaume possède déjà plus de 40 % de sa capacité électrique à partir des énergies renouvelables, et envisage d’atteindre 52 % d’ici à 2030. Par conséquent, il y aura des opportunités dans les énergies vertes, l’efficacité énergétique et l’hydrogène vert.
- Agro-industrie : domaine majeur des exportations marocaines, secteur très intéressant pour les investissements en transformation, équipement et emballage.
Logistique, infrastructures et accès aux marchés
Par ailleurs, l’ambassadeur a souligné la qualité des infrastructures et de la logistique marocaines qui facilitent un accès rapide au marché européen (moins de 48 h), aux marchés africains ainsi qu’à tout le bassin atlantique. Cela est d’autant plus possible grâce au positionnement géographique stratégique du pays.
Co-investissement et chaine de valeur
En particulier pour les entreprises italiennes, plus particulièrement les PME de Brescia, M. Balla a expliqué que le Maroc ne se limite pas à la simple délocalisation, mais il privilégie avant tout la co-production et le co-investissement. Pour cela, les chaînes de valeur euro-africaines devront être compétitives, durables et résilientes, grâce à l’intégration des entreprises et des savoir-faire des deux rives.
Un intérêt grandissant des opérateurs italiens
Ces rencontres ont révélé que les PME italiennes s’intéressent de plus en plus au Maroc, lequel est un partenaire industriel fiable, avec des offres à la fois de coûts attractifs, de main-d’œuvre qualifiée et d’accès préférentiel à plus de 50 marchés via des accords de libre-échange.


